Musique

Chefs d'atelier: Magali Herrera (cliquer sur le nom pour envoyer un mail)

 

 

L'Atelier Musique qui se produira pendant la Fête de la Renaissance sera principalement constitué de trompettes, trombonistes jouant la « sacqueboute » (ancêtre du trombone), de sonneurs de cor de chasse, et de percussions (timbales et tambour).

Leur mission est de sonner à différents endroits stratégiques de la ville, pour des moments précis de la journée et du déroulé du weekend, tels que sonner l’intronisation du grand dîner par exemple, ou à heures régulières à la magnifique maison des chevaliers, un écrin de toute beauté pour souligner la musique.

Les sonneries et airs sont issus du répertoire période Renaissance, et joués sur instruments copies de l’époque.

À l’époque de la renaissance et jusqu’à la fin de l’époque baroque, les trompettistes avaient un statut à part, et faisaient partie de la cour. Chaque royaume avait ses Trompettes, un peu comme des gardes ou des chevaliers, et n’était pas trompettiste qui veut, ce n’était pas un instrument qui se mêlait à jouer dans les bals et les fêtes populaires.

Dans certaines époques, en particulier en Allemagne il était même interdit de jouer de la trompette pour une personne n’ayant pas ce statut, et a été fondé la « Guilde des Trompettistes » pour contrôler les éventuels débordements, et appliquer la loi qui prévoyaient des peines assez drastiques pour ceux qui auraient enfreint cette interdiction.

Etre trompettiste, c’était jouer pour les cérémonies, la guerre, les fêtes religieuses, voire sonner l’heure dans certaines villes.
Ils avaient un salaire et un niveau de vie sans rapport avec les musiciens de tout autre instrument, considérés plutôt comme des vagabonds ; aucun pont entre ces deux mondes.

Les trompettistes ne se mêlaient à aucun autre instruments, ils jouaient entre cuivres et uniquement accompagnés par une rythmique (timbales et tambours).

La trompette n’est devenu un instrument de concert pour la première fois en 1607 pour l’introduction de l’Orfeo de Monteverdi. Les trompettes n’ont joué que la toccata d’ouverture, mais c’était une grande nouveauté, des trompettes à l’opéra...

Petit à petit elles ont intégré les orchestres et ensembles, pour « ensoleiller » les passages glorieux et solennel.

Il est intéressant de constater que la plupart des Alléluias sont écrits en RE majeur, la tonalité principale de la trompette naturelle.

Les trompettistes ont alors acquis une technique de jeu quasi inégalée de nos jours, où nos trompettes actuelles compensent largement la faiblesse physique inhérente à une pratique facilité par un instrument plus évolué. Certains sont devenus maître de leur art, en jouant lors de cantates, en accompagnement des plus belles voix de l’époque ; quand on songe sur quelles trompettes ils jouaient, cela force l’admiration !